Ecomobilité

L’éco-mobilité : les avantages du déplacement à vélo

Si l’on a toujours utilisé les vélos, ces derniers ont la cote depuis quelques années. Qu’ils soient électriques ou non, les vélos sont les nouveaux modes de déplacements respectueux de l’environnement, dignes représentants de l’éco-mobilité.

Qu’est-ce-que l’éco-mobilité ? 

Eco-mobilité, mobilité durable, mobilité verte, mobilité décarbonnée : diverses appellations pour une volonté unique, celle des modes de transports les moins nuisibles à l’environnement.

Réduire notre empreinte carbone

La réduction de l’empreinte carbone est l’une des problématiques principales du développement durable. En effet, l’utilisation des automobiles à carburants classiques génèrent une quantité importante de gaz à effet de serre en partie responsables du réchauffement de la planète. Sans compter la pollution de l’air, extrêmement néfaste pour les organismes vivants, et notamment dans les zones densément peuplées.

Le saviez-vous ? En 2022, 99% de la population mondiale respire un air nocif pour la santé, c’est-à-dire un air dont le niveau de pollution est supérieur aux normes recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé. 

L’éco-mobilité vise ainsi à réduire les émissions de co2, mais également à redynamiser l’habitat urbain.

Une problématique d’urbanisme

Depuis une trentaine d’années, on assiste à un développement des zones commerciales en périphérie de ville en dépit des centres-villes de petite et moyenne taille. Cette conjoncture est tout simplement due à l’accessibilité des emplacements. Il est dorénavant bien plus facile de se rendre en voiture sur une zone commerciale que d’accéder au centre-ville puis d’y stationner. Mais les conséquences sont rudes : la désertification des centre-villes et la disparition des commerces individuels et des artisans au profit des chaînes nationales et internationales. L’éco-mobilité vise donc également à re-densifier ces zones quelque peu abandonnées des automobilistes.

La dégradation de la qualité de vie dans les grandes agglomérations

Paris, Bordeaux, Marseille à l’échelle nationale, et Londres, Los Angeles, Miami, Rio de Janeiro à l’échelle internationale (pour ne citer qu’elles) ont un point en commun : les embouteillages. Véritable fléau pour les automobilistes et catastrophe environnementale, les embouteillages et les zones à trafic dense sont également visées par les stratégies d’éco-mobilité mises en place ces dernières années. Si le vélo électrique n’est pas une solution qui convient à tous les automobilistes, il s’adapte néanmoins aux itinéraires de nombreuses personnes, et leur permet aussi de gagner leur temps et donc d’améliorer leur qualité de vie.

Quelques chiffres

Puisqu’il n’y a rien de plus parlant que des chiffres pour illustrer une problématique, voici une compilation des données les plus convaincantes au sujet de l’éco-mobilité :

  • 15% des déplacements en automobile se font sur une distance de moins de 500 mètres;
  • 50% des déplacements en automobile se font sur une distance de moins de 3 km;
  • on compte un taux d’occupation moyen de 1,4 personnes dans une voiture particulière;
  • les transports sont responsables à eux seuls d’⅓ des gaz à effet de serre;
  • on compte 181 millions de déplacements quotidiens en France;
  • 77% des français utilisent exclusivement la voiture.

Quelles sont les solutions d’éco-mobilité existantes ? 

Il existe de nombreuses solutions d’éco-mobilité, plus ou moins appropriées en fonction des problématiques de chacun.

  • La marche à pied
  • Les patins (patins à roulettes ou rollers)
  • Le gyropode
  • Le vélo
  • Le vélo à assistance électrique
  • Le vélo cargo
  • Les véhicules partagés : trottinette en libre service, vélo en libre service, vélo électrique en libre service
  • L’utilisation des transports en commun : train, tramway, métro, bus, navettes
  • Le covoiturage
  • Les automobiles électriques.

Pourquoi le vélo est-il un moyen d’éco-mobilité optimal ? 

Le vélo, qu’il soit à assistance électrique ou non, permet selon les différents profils de cyclistes, de parcourir des distances courtes à moyennes sans fournir une quantité excessive d’efforts, et sans diffuser de gaz à effet de serre. Autrement dit, le vélo allie parfaitement l’objectif écologique, l’objectif de forme physique de par l’activité qu’il génère et l’objectif de confort recherché par les utilisateurs.

  1. Il est possible d’arriver à vélo au travail sans ruisseler de sueur comme ce serait le cas si l’on effectuait le trajet en course à pied.
  2. Il est possible de faire du vélo en costume et en chaussures de ville.
  3. Il est possible de transporter des choses lorsque l’on roule à vélo : un petit attaché case et parfois même des objets plus encombrants si l’on dispose d’un vélo cargo ou d’un vélo à remorque.

Le tout sans impliquer une condition physique digne d’un cycliste de haut niveau, notamment si l’on dispose d’un vélo à assistance électrique.

Le vélo est-il un bon investissement pour les 10 ans à venir ? 

Coût du vélo VS coût de la voiture

Entre le coût à l’achat, les assurances, les éventuels frais d’entretien et le prix du carburant qui ne cesse d’augmenter d’année en année, la voiture est le moyen de déplacement qui revient le plus cher. On estime en effet à 505€ le coût mensuel d’une voiture, soit le prix moyen d’un vélo; on comptera un budget avoisinant les 2000€ pour un vélo électrique, rentabilisé en 4 mois seulement.

Le vélo : un véhicule durable et facile d’entretien

Contrairement à la voiture, le vélo ne décote pas vraiment, et il est toujours plus facile de revendre un vélo à un prix intéressant plutôt qu’une voiture qui suivra forcément l’argus de près. De même, le coût d’entretien d’un vélo est quasiment nul et on préconise une révision annuelle valant moins d’une centaine d’euros. Cette dernière mène en général à de menues réparations comme le serrage des freins, la lubrification de la chaîne ou éventuellement le changement des roues. Entre, le coût d’entretien d’un vélo et celui d’une voiture, il y a un monde ! Et la revente n’implique pas un écart de somme aussi élevé. D’autant plus qu’on a tendance à s’attacher à ces engins à 4 roues et à les garder plus longtemps !

Quelles sont les aides financières existantes pour l’achat d’un VAE ? 

On compte plusieurs aides financières différentes et complémentaires pour l’achat d’un VAE (Vélo à Assistance Électrique). En effet, afin de promouvoir l’éco-mobilité et d’aider les populations à adhérer à ce dispositif (parfois coûteux), l’Etat met en place plusieurs subventions.

L’aide de la collectivité territoriale, dépendant de la collectivité en question, venant compléter cette dernière subvention (200€ à Toulouse, 100€ à Bordeaux, 400€ à Marseille, un programme de crédit à 2€ quotidiens entretien compris à Strasbourg…). Plus de détails ici.

S’y ajoute le bonus écologique de l’État qui accorde un certain montant en fonction de la somme perçue par la collectivité territoriale.

Selon les situations, d’autres aides peuvent venir compléter cette offre afin de faciliter l’achat d’un vélo à assistance électrique aux cyclistes et futurs cyclistes.

Enfin, il existe également la prime à la conversion, dans le cas où le cycliste revend sa voiture pour s’offrir un vélo électrique.

On notera que certaines aides s’appliquent également à l’achat d’un vélo cargo, et souvent dans des formulations bien plus avantageuses.

Comment se déplacera-t-on d’ici 2050 ? 

Les projections de mobilité dans le futur ont toujours relevé du fantasme. Ainsi, les écoliers des années 70 imaginaient des voitures volantes pour les années 2000. Plus récemment, l’idée d’un train souterrain capable de desservir plusieurs pays en seulement quelques heures émergeait. Cependant, on sait d’ores et déjà la direction que doivent prendre nos moyens de déplacement d’ici 2050, dans moins de 30 ans donc.

La réduction drastique des émissions nettes de carbone

Les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) présentés depuis 2018 le répètent : il est primordial de réduire drastiquement nos émissions nettes de carbone si nous voulons préserver la planète. Bien plus que d’atteindre la neutralité, il s’agit de ne plus émettre de carbone net. Ainsi, les véhicules électriques et non polluants prennent le pas sur l’automobile classique. Cette dernière devient d’ailleurs de plus en plus décriée et difficile à assumer, notamment au niveau des coûts et de la circulation dans les centre-villes. Les vélos, électriques ou non, deviennent alors un moyen de déplacement privilégié dans un monde où les émissions de carbone net ne sont plus les bienvenues.

Que ce soit par conscience écologique, par nécessité environnementale ou encore par souci d’économie, le vélo appartient aux modes de transport écologiques et dépourvus d’émissions de carbone. Ils combinent les avantages concomitants de l’économie, de l’écologie et de la simplicité d’utilisation.

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